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COMMENT ÉVITER LE PIÈGE DE LA DETTE APRÈS LA PANDÉMIE ? – Graphiques


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Politique Economique

Nécessité des réformes structurelles en France pour augmenter le potentiel de croissance et la capacité de production

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Voir également l’article : La nécessité des réformes structurelles

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Politique Economique Zone Euro

Les monnaies numériques des banques centrales : intérêts et dangers

Face à la raréfaction des règlements en espèces, accélérée avec la pandémie, comme en réponse à l’attrait croissant pour les crypto-monnaies privées et à l’avance prise par certains pays dont la Chine, la Banque centrale européenne (BCE) envisage elle aussi la possibilité de créer sa propre monnaie numérique.

Une monnaie banque centrale numérique peut être une monnaie « de gros » utilisée  entre les banques et la banque centrale – en ce cas,  hors la technique,  l’économie de l’ensemble du système monétaire n’est guère modifiée – ou une monnaie banque centrale détenue par le public, coexistant  alors avec les billets physiques, émis aussi par les banques centrales.

Pour une partie du public et suivant les pays, l’importance de la monnaie fiduciaire permettant de mieux protéger la vie privée est plus ou moins prégnante. C’est pour cela que la BCE prend soin d’énoncer qu’elle créera une monnaie numérique au côté, et non à la place, de la monnaie fiduciaire et de préciser que la « crypto-monnaie » BCE pourrait éventuellement garantir l’anonymat de ses utilisateurs. Dans les pays où les banques sont peu accessibles parce que les réseaux d’agence sont bien moins denses, la monnaie numérique banque centrale pourrait faciliter l’inclusion financière.

Pourquoi les banques centrales souhaitent-elles lancer de telles monnaies, au-delà de l’intérêt légitime de ne pas être décalées vis-à-vis des nouvelles technologies ? Les raisons fondamentales tiennent à leur volonté  on ne peut plus légitime de préserver l’efficacité de certains canaux de transmission de la politique monétaire à l’économie. Et à leur besoin d’avoir un contact (monétaire) avec le public, qui pourrait s’atténuer, puis éventuellement s’effacer, avec la réduction progressive de l’usage des billets. La concurrence avec les crypto- monnaies privées ne me semble pas un argument en revanche, car c’est à la monnaie bancaire libellée en devise nationale (ou en Euro, dans le cas de la zone euro), donc au système monétaire « officiel » dans son ensemble, de s’imposer en étant plus crédibles que les (crypto) monnaies privées, et non aux seules banques centrales.

Si les intentions sont parfaitement compréhensibles, il faut prendre bien garde en revanche que cette volonté de création d’un euro numérique ne provoque pas d’instabilité financière. Il ne faudrait pas qu’à la moindre inquiétude, fondée ou non, à l’égard du système bancaire dans son ensemble ou d’une banque en particulier, des transferts massifs s’opèrent des comptes bancaires vers la monnaie numérique de la banque centrale. Les possibilités de panique seraient ainsi considérablement accrues. Pour pallier cet écueil, la BCE envisage de plafonner les dépôts dans sa monnaie numérique. Si le plafond n’était pas très faible (inférieur à ce qu’une personne physique détient en billets dans son portefeuille en moyenne), la création d’une telle monnaie précipiterait éventuellement la possibilité d’un risque systémique.

En outre, une telle monnaie -que celle-ci soit ou non tenue en compte dans les banques commerciales n’y change rien- en quantité insuffisamment faible pourrait faire craindre qu’une partie significative des dépôts bancaires s’évaporent progressivement, amoindrissant mécaniquement le rôle des banques commerciales en tant qu’intermédiaires financiers. On peut même imaginer à long terme que les dépôts soient totalement détenus en monnaie banque centrale numérique, contraignant in fine les banques commerciales à se refinancer quasi exclusivement sur les marchés financiers ou auprès des banques centrales pour assurer les crédits. Ce serait alors créer un grave dommage à l’économie, car le résultat d’une sous-estimation du rôle des banques commerciales, dont le rôle économique fondamental est d’être une centrale de risques, provoquerait de graves conséquences économiques. En transformant les dépôts dont la durée souhaitée est généralement à très court terme en des crédits dont la durée moyenne est plutôt à moyen/long terme, les banques prennent en effet sur elles les risques de liquidé et de taux d’intérêt que les agents économiques, les ménages et les entreprises, ne savent ou ne veulent pas prendre. Ce rôle est profondément utile, car il est constitutif du bon fonctionnement du système financier qui consiste à faire se correspondre les capacités de financement des uns avec les besoins de financement des autres, alors qu’ils ne se rencontrent spontanément que rarement en termes d’échéances, de liquidité, comme d’appétit au risque crédit.

Enfin, la création d’une monnaie numérique banque centrale en dollar par la Fed pourrait précipiter, dans des pays tiers à monnaie moins fiable, une dollarisation de leur économie, qui réduirait encore davantage leurs marges de manœuvre en termes de politique économique.

Il est donc crucial que les banques centrales prennent bien leur décision, et fassent leurs calibrages et réglages, en pesant au mieux l’intérêt mais aussi les enjeux et les dangers d’une telle innovation en termes d’efficacité finale du financement de l’économie comme de stabilité financière. Les risques engendrés potentiellement pourraient, sinon, être considérables.

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Politique Economique Zone Euro

Les voies économiques étroites de l’après Covid

Une évidence : plus la pandémie dure, plus les dettes montent. Pour lutter contre les effets économiques des confinements en tout genre, les États et les banques centrales ont mené de puissantes et indispensables actions d’anesthésie. Après la pandémie, ils devront les réduire, puis les arrêter. Avec heureusement la perspective très positive apportée par les vaccins, c’est toutefois pendant cette phase que les difficultés économiques et sociales se manifesteront progressivement, avec la montée des faillites et des licenciements dans les secteurs touchés. Viendra ensuite le « piège de la dette ».  Soit les banques centrales se retireront peu à peu de leur politique de quantitative easing et les taux d’intérêt longs remonteront en pouvant provoquer l’insolvabilité de nombre d’entreprises et d’États, si ces derniers n’ont pas redonné une trajectoire crédible à leur dette. Soit, elles ne le feront pas et exacerberont les bulles financières et immobilières déjà bien présentes avec à terme leur éclatement et des conséquences économiques et sociales désastreuses. Et, in fine, une possible perte de confiance dans la monnaie. Quels sont donc les chemins envisageables pour échapper au mieux à cette « trappe de la dette » ?

Annulation de la dette, emprunt obligatoire ou hausse des impôts sont des non-solutions.

L’annulation de la dette publique est une idée qui n’a aucun sens – car le jeu est à somme nulle – et qui est très dangereuse pour la crédibilité des pays. Un emprunt obligatoire serait considéré comme confiscatoire. Cela entraînerait une baisse de la consommation pour reconstituer son épargne. Épargne qui de nos jours d’ailleurs n’est plus thésaurisée dans les bas de laine, mais mobilisée par les banques pour financer les crédits. Enfin, augmenter les impôts sur le patrimoine n’aurait pas plus de sens eu égard à la taille de l’enjeu et à l’absolue nécessité de valoriser les entrepreneurs et les innovateurs en ces temps de mutation. Augmenter les impôts en général, en France où les prélèvements obligatoires sont parmi les plus élevés du monde, jouerait en outre négativement tant sur la demande que sur l’offre.

Une « dette Covid » : Il serait nécessaire que la BCE refinance encore pendant un temps assez long les tombées successives du surcroît de dette publique dû à la pandémie, pour éviter une défiance des marchés s’ils devaient prendre en charge trop brutalement cette partie de la dette publique achetées par les banques centrales pendant la période.

Mais la solution de fond repose sur l’augmentation du potentiel de croissance. En espérant qu’une inflation maîtrisée vienne de plus contribuer à résoudre la question de la dette. L’indispensable réforme permettant d’améliorer l’efficacité de l’Etat devra être lancée ultérieurement. Celle des retraites est réalisable maintenant. Elle contribuerait largement à la réduction du déficit public. L’allongement de la durée de vie nécessite d’augmenter le nombre d’annuités. Ce qui augmenterait le potentiel de croissance, en augmentant le taux de population active, et inciterait les Français à moins épargner, avec plus de confiance quant à leur retraite future.

La réforme de l’assurance chômage : le nombre d’emplois non pourvus reste considérable. La formulation proposée actuellement, qui pourrait faire bouger le curseur des différents critères d’allocation en fonction des indicateurs du marché de l’emploi semble bien adaptée. Corollaire indispensable : la nécessité d’une protection individuelle via notamment une stratégie de formation professionnelle plus intense et plus efficace pour accompagner les salariés dans les fortes mutations en cours.

Finalement, en sortie de la période Covid, quel mix de politiques économiques ? Les politiques monétaire et budgétaire de soutien et de relance doivent persister tant qu’une croissance stabilisée ne sera pas retrouvée. Il faut éviter toute politique d’austérité. Mais il faudra vite que les États et les banques centrales s’engagent à suivre une trajectoire de retour à la « normale » sur plusieurs années pour donner confiance dans la dette et dans la monnaie. L’idée que les taux d’intérêt proches de zéro permettent de ne pas se soucier de la dette repose sur une théorie selon laquelle la monnaie et la finance sont neutres. L’histoire prouve le contraire. Les voies de sortie décrites ici sont étroites, mais probablement les seules jouables sans aggraver considérablement les risques encourus.

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Événement Politique Economique

TASK FORCE Carbon Pricing in Europe

J’ai eu le plaisir et l’honneur d’introduire ce webseminaire, l’occasion de rappeler nos convictions et notre stratégie pour léguer aux générations futures un monde bas carbone :

« I am honored to introduce the topic of our meeting today.

Thank you, dear Edmond.

Of course, now, everybody is conscious of the real, huge and present danger of carbon emissions for the planet and of the urgency of the energy transition.

It is an usual issue in economics, by the way, because air is a common good. And non private goods, common goods, are always complex issues to deal with. The question is :  who is responsible for these common goods ?

  • As far as individuals are concerned, having a free rider attitude is always a human inclination.
  • As far as Nations are concerned, they can ask themselves how accountant are they, as a Nation, for global warming. They could easily expect other Nations to bear the costs of decreasing carbon emissions, leaving the others to do the job. And we should stress that some countries, and not the smallest, play or played this game.

To help the situation, we can think of several solutions :

  1. Norms : legal constraints.

Yes, but it is not obvious to establish these norms because a lot of them can be in effect inefficient, or even sometimes counterproductive. And they have to be simultaneously established in a lot of countries, because if some important countries are not on board, the efforts won’t be successful and there won’t be fair competition.

  1.  The same with subsidies.
  1. Public opinion, may be part of the solution, reinforced by name and shame. Though, with the risk of focusing on false solutions,  politically correct but sometimes of poor or nil efficiency.
  1. Carbon Price :

It’s now a consensus among the economists that it is the best approach. Because it is the only holistic method to influence individuals as well as corporates behavior. On top of that, this solution preserves entrepreneurial and consumer freedom.

Though, it is still complex to be implemented : price setting is still an issue. Should there be a market for emission rights ? Should there be a carbon tax ?

And there are some other pregnant issues :

  1. The difficulties for those who have to bear the brunt of the consequential increase in carbon price and its impact on their purchasing power (the “Gilets Jaunes” effect).

So, what system of compensation should be implemented, if any ?

  • There are still diverging interests among Nations :
    • between rich and poor Nations
    • between industrialized and less industrialized
  • As far as Europe is concerned, a carbon price increase should go hand in hand with taxes at the European Union boarders, to avoid seriously disadvantaging the EU.

But, is it possible for the 27 countries to agree on this point ?

Conclusion :

This is the reason our task force dedicated to the carbon pricing solution has been created by Edmond Alphandery.

In order to foster the spread of this idea and to push forward possible solutions to these crucial issues, in Europe and across the Globe.

That is why Bred, AXA and Meridiam decided to support the task force on carbon pricing in Europe. »

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Événement Politique Economique

AXA, la BRED et Meridiam soutiennent la Task Force sur le prix du carbone en Europe et invitent d’autres entreprises et personnalités à les rejoindre.

Ayant la conviction que le changement climatique est un défi majeur pour les prochaines décennies, AXA, la BRED et Meridiam ont décidé de soutenir la Task Force sur le prix du carbone en Europe qui promeut le meilleur dispositif dont nous disposions pour y faire face. Créée il y a deux ans par Edmond Alphandéry, la Task Force qui a le soutien de plusieurs entreprises européennes de premier plan, d’économistes, d’institutions internationales et de personnalités politiques de tous horizons a fait progresser l’idée de l’importance du prix du carbone formé sur le marché européen, comme signal pour la réussite de la transition énergétique en Europe.

Par ailleurs, la lutte contre le réchauffement climatique étant une affaire mondiale, dans le cadre d’une initiative conjointe avec des personnalités chinoises la Task Force défend l’idée d’une convergence d’un prix du carbone entre l’Union Européenne et la Chine, pays qui reste le plus grand émetteur de carbone au monde.

L’année 2021 est un moment privilégié pour promouvoir le prix du carbone au niveau mondial alors que les Etats-Unis retrouvent l’Accord de Paris, la Chine se lance dans une politique climatique plus ambitieuse et que se prépare la COP26 à Glasgow dont tout le monde attend des avancées significatives pour le climat.

Denis Duverne, Président du conseil d’administration d’AXA, Olivier Klein, Directeur Général de la BRED et Thierry Déau, Président-directeur général de Meridiam ont invité ce jour diverses personnalités et entreprises industrielles et financières européennes à rejoindre la Task Force dans le cadre d’un Club des Supporters.

Cette table ronde a fait apparaître un consensus quant à l’utilité d’élargir cette démarche auprès des responsables du monde de l’entreprise et des médias. Elle a mis l’accent sur la nécessité d’un effort pédagogique accru auprès des décideurs et du grand public.