

Le taux de remplacement net (après impôts et cotisations) en France -pour rendre les chiffres comparables : pour un salarié type qui a été en activité toute sa vie professionnelle, sans interruption de carrière et à plein temps- est souvent moindre que dans nombre de pays semblables (cf OCDE) . Donc les retraités français ne sont pas favorisés ! Voir tableau dans mon commentaire au post ( ci dessous)
Attention, la retraite moyenne ( de tous salariés devenus retraités) confondus , elle , n’est pas comparable valablement, car dans d’autres pays il peut y avoir bien plus de temps partiel qu’en France, par exemple . Ce qui fausse tous les calculs. Il faut donc prendre les bons tableaux de l’OCDE qui permettent des comparaisons qui sont cohérentes. Intégrant systèmes obligatoires et quasi obligatoires.
La dite générosité des retraites françaises semble être un poncif répété bien souvent. Pourtant cela n’en fait pas une vérité .
En outre , travailler plus longtemps , avec une espérance de vie plus longue , n’est pas un sacrifice. Sauf à penser que travailler est une souffrance, ce qui, en général n’est pas le cas (il existe cependant évidemment de telles situations) .
Le travail est porteur d’émancipation, d’intégration, de réalisation de soi, de socialisation, de contribution à un projet collectif.
Le vrai effort pour les actifs serait en revanche d’augmenter leurs cotisations. Ce qui n’est pas plus souhaitable que de baisser les retraites, car c’est mauvais pour le niveau de vie de tous et cela pèse sur la croissance .
L’augmentation de l’âge de la retraite augmente quant à elle le potentiel de croissance . Donc améliore bien davantage les finances publiques , en plus d’être meilleure pour le bien-être de chacun.
C’est une donnée fondamentale à considérer .
Enfin, si l’on solde en permanence nos déséquilibres-dus au manque de réformes- par un ajustement sur le montant des retraites, les conséquences pour les actifs – qui sont de futurs retraités- en seront :
- moindre envie de travailler plus,
- travailler ailleurs le cas échéant , là où le système est plus stable donc plus rassurant,
- ou encore épargner toujours plus par crainte quant au montant de sa retraite future …
Stabilisons notre système, pour le plus grand bien de l’économie et de tous, comme environ 40% des pays de l’UE, en alignant systématiquement l’âge de la retraite sur l’évolution démographique de l’espérance de vie sans handicap .
Cela évitera très simplement les conflits peu fondés et délétères qui opposent les uns aux autres.
L’ordonnance de 1945 instituant le régime de retraite par répartition :
« L’insuffisance de la natalité entraîne un vieillissement lent et progressif de la population. Or, les retraites sont supportées par les travailleurs en activité ; la fixation d’un âge trop bas de l’ouverture du droit à la retraite ferait peser sur la population active une charge insupportable. »
Tout était déjà dit
NB :
C’est le taux de remplacement net ( des impôts sur le revenu et des cotisations) calculé par l’OCDE qui rend les choses comparables en termes de générosité de chaque système .
Il calcule le taux de remplacement ( retraite nette touchée sur derniers salaires nets touchés) pour un salarié type , c’est à dire ayant une carrière professionnelle sans rupture et à temps plein. Et effet les différences de proportion de taux partiel sur l’emploi total dans les différents pays fausseraient toutes les comparaisons si l’on mesurait le taux de remplacement de la moyenne de la population.
Pour le Royaume Uni , le système de retraite obligatoire doit être complété du système quasi obligatoire, que l’essentiel des salariés a ( ce qui est fait pour les Pays Bas) . Le taux remonte alors aux alentours de 70%
Les retraités français ne bénéficient donc pas d’un système particulièrement avantageux . Le tableau le démontre aisément .
